L'expérience vécue en musicothérapie s'imprime dans la psyché de Marilyne.

Marilyne, qui est une femme assez imposante n'utilise qu'une petite maraca. Mais ce qui est étonnant c'est de voir qu'après la séance de musicothérapie, elle retrouve les éducateurs du foyer et leur explique avec de grands gestes et des cris d'enthousiasme qu'elle vient de faire de la musique : elle mime une frappe puissante avec ses poings fermés : " …avec Guy, bing, boum… ".
Elle mime le chant théâtralement en se redressant de tout son corps, produit avec sa voix alternativement des sons graves et aigus, s'applique dans sa démonstration, alors qu'elle est loin de faire tout ce bruit pendant une séance. Visiblement elle exprime de la satisfaction.
J'ai pu me rendre compte que ce travail autour du sonore et de l'expression laisse une trace dans la psyché de Marilyne, dans son monde intérieur. Elle parle de la musicothérapie en d'autres lieux, à d'autres personnes, elle peut parler de cette expérience, la verbaliser, la symboliser.
C'est la première chose qu'elle a dit à une éducatrice d'internat qui reprenait le travail après une semaine d'absence.