Herbert impose sa pulsation au groupe avec les bongos.

Dans l'improvisation collective qui suit, Herbert joue avec plus de conviction, et surtout beaucoup plus d'intensité. Je note quelques variations de son jeu, notamment accélération du tempo à plusieurs reprises.
Deux autres participants entrent dans sa pulsation, Sylvette avec un carillon, et Christine avec un tambourin joué à la main.
Le jeu dure 5 minutes, pendant lesquelles on entend surtout Herbert, les autres participants ayant du mal à se faire entendre. Herbert assure maintenant une pulsation métronomique. Il joue fort, avec ses deux mailloches alternativement, main droite, puis main gauche. Sa tête est baissée, et il semble se concentrer absolument sur la régularité de sa frappe. Je n'interviens pas, et nous allons jusqu'au bout du temps fixé.
Je lui demande ce qu'il pense du jeu, et il m'explique qu'il a accéléré à un moment, que deux toms, c'est très bien parce qu'il peut changer de son, et qu'il a plus d'espace lorsqu'il joue sur le plus gros. J'en conviens. Je lui demande si il a entendu d'autres personnes jouer avec lui. Il ne sait pas bien. Il me dit qu'il croit avoir entendu Sylvette. Je confirme.
Je lui dis que j'ai été intéressé par sa musique, mais je lui demande pourquoi il jouait si fort, au point d'occuper tout l'espace sonore, comme s'il eût été seul dans le groupe.
Il me répond : " Eh bien…parce que j'ai voulu entraîner les autres, pour qu'ils fassent comme moi !… "
Nous réécoutons le jeu.